Sweet Dream

Tu sais, je crois, je me suis endormie, un peu. J’ai rêvé, de toi. Oui je crois, c’était toi. Tu me tenais dans ta main…
J’aurais dû avoir peur, j’avais des raisons d’avoir peur, et pourtant…
Allongée nue sur ta main de géant je lis en toi, dans tes yeux je lis ton coeur. Tu le sais. Je suis là, au dessus du monde, si haut. Le monde entier. Il est à moi. Tu me l’as offert.
Pourtant c’est toi qui as peur.
Peur de moi, nue au creux de ta main. Un chant remplit le ciel, autour de nous, partout : Salve regina, mater misericordiae, Salut à toi, ma Reine de Miséricorde.
C’est toi qui chantes. Tu es un enfant maintenant et tu chantes avec une voix d’enfant, pure, alors j’ouvre les yeux…
Les vagues lèchent mes pieds, le sable est blanc et il coule sur ma peau comme de l’eau. Et c’est ta main encore, qui dessine sur mon corps avec ce sable que tu laisses filer, entre tes doigts, qui dessine les hiéroglyphes secrets dont je suis la gardienne. Voilà, mon corps, le temple.
Ta main reste posée sur mon ventre, et je sens la chaleur qui se diffuse en moi, tu sais, comme quand tu colles ta bouche contre moi pour souffler à travers le pull, et l’air est chaud sur ma peau, sur mes seins maintenant, mais qui es-tu donc, que m’as-tu donc fait? Je tremble, et tes caresses sur moi. Tes mains partout. Tu as cent mille mains. Arrête…

Je me réveille, j’ai rêvé… de toi je crois.
Et les ondes du plaisir
continuent
et se propagent
encore
en moi.

 .

Photo: Nu Noir et Blanc (Thomas Döring) (http://www.td-fotodesign.de)

Texte : Belle

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *